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Parce que le rêve relève davantage de la sensation que du récit, Dominique Dupray conçoit des images où la logique se dissout au profit d’un climat. L’absence volontaire de concepts explicites n’est pas un vide : elle constitue le cadre même de l’expérience. Chaque composition, tantôt abstraite, tantôt expressionniste, refuse la narration et se tient à distance de toute symbolique imposée.

Ici, la priorité est donnée à la tension plastique. Les masses, les contrastes et les lignes de force structurent l’espace avant toute interprétation. L’image n’explique pas ; elle agit.

La spécificité de ces œuvres tient à la fusion entre un travail préliminaire à la peinture, la photo et le mariage numérique. Entre captation et transformation, la photographie est retravaillée jusqu’à perdre sa fonction descriptive. Les "Terres" ainsi se construisent à partir du réel mais détachées de lui.

L’ensemble compose un territoire hybride où le visible se trouble et où la perception prime sur le sens.

Parfums oniriques

Série consacrée à des mondes imaginaires, Terre des Rêves Terre des Ténèbres décrit des états d’espace plus que des paysages.

Ces territoires ne relèvent ni de la science-fiction ni du fantastique illustratif. Ils procèdent d’une vision intérieure. Chaque image propose une géographie mentale où le regard circule sans repères fixes.

Le paysage devient projection. Il ne suggère pas un lieu mais une dérive.

Terre des Rêves Terre des Ténèbres

Au Théâtre social

Dans Au Théâtre Social, Dominique Dupray observe les gestes ordinaires : scènes de travail, instants de loisir, situations collectives.​

Le terme “théâtre” ne renvoie pas à la fiction mais à la mise en tension des rôles. Chaque individu apparaît comme acteur d’un cadre social dont les règles sont implicites. Les postures, les distances, les regards deviennent signifiants.

​La transformation picturale altère la lecture documentaire. Le réel est déplacé vers une dimension plus symbolique, sans devenir narratif. Ce qui est donné à voir, ce sont les structures invisibles du quotidien.

Le Regard Intérieur

Le Regard intérieur propose un parcours mental. L’espace y prend la forme de chambres successives : conscience, mémoire, regret... Des seuils sont franchis, des portes traversées.

Il ne s’agit pas d’un récit autobiographique, mais d’une architecture psychique. Chaque pièce correspond à un état, à une densité particulière.

La lumière y est plus contenue, parfois diffuse. Les contours hésitent. L’image fonctionne comme un espace de projection intime, où le spectateur est invité à circuler.

La Chambre des épreuves

Tentation
Naufrage
Série Chaos 5
Griffes
Divorce
Martyre
Désincarnation
Dans l'Encre de la Pieuvre
Psychose
Femme en colère
Vertige
Tempête

Cette série explore les tensions mentales et physiques sans chercher l’illustration littérale. Les corps y sont fragmentés, parfois déformés, parfois dissous dans la matière.

La douleur n’est pas mise en scène ; elle est suggérée par des déséquilibres formels, des compressions d’espace, des contrastes abrupts. L’image devient surface de friction.

Il ne s’agit pas de représenter la souffrance, mais d’en traduire la pression.

Chauve-souris - Créature noire sur fond blanc.
Des lapins et des pommes
L'oeil de la biche - Sur fond gris, un globe blanchâtre  pourvu de cils
Le chasseur
Le Prédateur - Forme sombre au regard malicieux sous un ciel lourd et blanc
La méduse égarée - Errant dans un décor abyssal aux taches rouges
Visage dans le bleu
Les fées - Formes abstraites évoquant des mouvements sur fond vert clair
Le Dormeur -
La Mouche
Sans Titre - Amas de rayures blanches sur un fond sombre parfois taché de rouge
Les Anges Migrateurs - Nuées de petites formes blanches ailées dans un ciel nocturne
La Méprise et son dilemme - Une ombre nymbée de blanc survole un amas d'édifices sombres
Le bain de l'Ange - Des panaches blanches s'extraient d'un torse féminin
Les Naïades - Des femmes au corps se finissant en pointe sont emportées vers un trou noir
Les Bêtes - Une femme seule en arrière plan encadrée par des formes grises  pourvues de visages
Les Anthropoformes - Dans un paysage urbain quadrillé surgissent des formes humaines
Les créatures du feu - Paysage imaginaire animé par des volutes de peinture rouge
Les soeurs jumelles - Deux femmes au sommet de pics
Le Papillon - Femme aux ailes de couleurs chaudes
La reine - Dans un décor symétrique et bleu, une femme agenouillée
Mandragore - Visage féminin encadré par des pointes noires
L'oiseau merveilleux - Créature jaune et rouge dressée fièrement

Créatures

Réelles ou imaginaires, les figures de Créatures oscillent entre reconnaissance et étrangeté. Certaines semblent issues du vivant, d’autres d’une dérive formelle.

Le traitement pictural accentue cette ambiguïté : textures organiques, contours incertains, hybridations.

Ces présences ne relèvent pas du bestiaire narratif. Elles incarnent des forces, des pulsations, des formes en devenir.

Panorama

La Cité des Anges
Tentation
Le silence des âmes
Ressac
Les Naïades
Le Dormeur
La Cité des Anges II
La Bête
Promenade

Dans Panorama, le format élargi transforme la perception. Les paysages sélectionnés ne sont pas les plus descriptifs mais les plus structurants.

Le regard est contraint de se déplacer latéralement. L’espace s’étire, la temporalité s’allonge.

La dimension panoramique ne vise pas la monumentalité mais l’immersion. Le paysage devient champ d’expérience plutôt que décor.

PARFUMS DE SITUATIONS

PARFUMS DE MOTS

Vidéo d’art contemporain mêlant figures humaines et abstraction géométrique, œuvre de Dominique Dupray, artiste en Normandie
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