
Ces créations occupent une place particulière dans mon parcours. Longtemps, les aplats me laissaient indifférent, associés — sans réelle réflexion — au simple coloriage. Puis sont nées les Gracieuses, presque par goût du risque. D’autres projets ont suivi, affirmant la même radicalité picturale : frontalité assumée, géométrie souveraine, absence de sophistication inutile.
Ici, le sujet surgit dans l’immédiateté de la couleur et la rigueur de la construction. Sans détails superflus, l’image livre d’emblée sa force et son sens — une évidence propre à la peinture figurative géométrique contemporaine.
L’absence de perspective, la précision architecturale des espaces, l’équilibre minutieux des lumières traduisent un choix : tout est dit. Même les dégradés se construisent par paliers francs, créant une vibration qui renforce la dynamique d’ensemble.
Peut-être est-ce là le geste d’un musicien plus que celui d’un peintre.
Dominique Dupray.
(Cliquez sur les peintures pour les agrandir)
Série : Villes Obliques
Cette série explore la ville comme architecture mentale : verticale, fragmentée, silencieuse. Les espaces semblent habités par l’absence, les perspectives s’ouvrent ou se referment, et le ciel devient une surface négociable
Série : (Parenthèses)
Avec cette série, Dominique Dupray unit deux gestes indissociables : écrire et peindre.
Chaque tableau naît d’un aphorisme dont il est l’auteur, puis devient sa traduction plastique. L’image n’illustre pas le texte : elle le prolonge, le déplace, l’interroge.
Cette série de peintures contemporaines explore les grandes tensions existentielles : mémoire, temps, survie, émancipation intérieure. À travers une écriture visuelle reconnaissable – structures géométriques, figures stylisées, espaces fragmentés, contrastes chromatiques – l’artiste donne forme à la pensée.

Tableau figuratif stylisé : au centre, une silhouette androgyne urbaine flotte sur un asphalte bleu. Elancée, sans visage défini, elle est vêtue d’un long vêtement violet aux plis fluides qui s’évasent au premier plan. Elle avance le long d’une route blanche bordée d’arbres roses stylisés, traversant une ville composée d’immeubles colorés aux façades texturées. Un ciel vert pâle et des formes géométriques violettes encadrent la scène. Acrylique sur bois. 66x93 cm.Encadré.Oeuvre originale signée

(Nous ne vivons pas dans l'Avant. Nous ne vivons pas dans l'Après. Nous vivons dans un pli du temps) Dans cette composition dédi ée à la réalité de l'instant, trois mondes identiques se superposent privés d'orientation avec leur planète dotée d'une sorte d'œil. De petits êtres flottent dans un faisceau. Acrylique sur feuille marouflée sur bois. 103x60 cm. Encadré. Oeuvre originale signée.

La lumière envahit l’espace. Les formes se raréfient. Presque minimaliste l'oeuvre est suspendue dans une clarté apaisée. Après la densité et la tension, vient l’ouverture. Acrylique sur feuille marouflée sur bois 80x56cm. Encadré. Oeuvre originale signée.

Tableau figuratif stylisé : au centre, une silhouette androgyne urbaine flotte sur un asphalte bleu. Elancée, sans visage défini, elle est vêtue d’un long vêtement violet aux plis fluides qui s’évasent au premier plan. Elle avance le long d’une route blanche bordée d’arbres roses stylisés, traversant une ville composée d’immeubles colorés aux façades texturées. Un ciel vert pâle et des formes géométriques violettes encadrent la scène. Acrylique sur bois. 66x93 cm.Encadré.Oeuvre originale signée
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Série Le Bestiaire
Le Bestiaire est une série de peinture contemporaine où l’animal s’inscrit dans un univers géométrique structuré, à la frontière entre abstraction et figuration. Chaque œuvre met en scène une présence animale – singe, oiseau, insecte ou poisson – intégrée dans des compositions architecturées faites de lignes strictes, d’aplats colorés et de perspectives fragmentées.
Entre art géométrique et figuration stylisée, la série explore la tension entre le vivant et la structure. Les animaux ne sont pas représentés de manière naturaliste : ils deviennent symboles, signes graphiques, éléments plastiques à part entière. Couleurs franches, rythmes répétitifs et formes anguleuses construisent un langage visuel cohérent et immédiatement identifiable.
Ce bestiaire contemporain propose une réflexion subtile sur notre rapport au vivant dans des espaces ordonnés, urbains ou mentaux. Chaque toile fonctionne comme une scène autonome, tout en participant à un ensemble cohérent où abstraction, narration visuelle et symbolisme se rencontrent.
Série : Littoral
Littoral est une série de peinture contemporaine qui explore l’univers marin à travers une écriture géométrique singulière, mêlant figuration stylisée et abstraction colorée. Sirènes, baleine et sardines deviennent les protagonistes d’un monde aquatique réinventé, à la fois poétique, ironique et visuellement structuré.
L’imaginaire maritime dialogue avec des compositions architecturées, des diagonales tendues et des aplats vibrants. Les formes anguleuses, les contrastes chromatiques et les rythmes répétitifs créent une tension entre profondeur marine et surface graphique.
Entre art géométrique et symbolisme contemporain, la série interroge la transformation, le mouvement et la mise en scène du vivant. Le monde marin devient théâtre : les créatures semblent évoluer sous un regard extérieur, presque industriel ou scénographique.
Loin du paysage naturaliste, Littoral propose ainsi une vision contemporaine de la mer composée par une narration visuelle et une énergie colorée.

Personnage féminin réduit aux moteurs physiques de son action. En l'occurrence faire du vélo. Clin d'œil aux futuristes. Acrylique sur bois. 70x100 cm. 2017. Encadrée avec une caisse américaine. Oeuvre originale signée.

L'organisation des plans est ainsi faite ici que le centre laissé vide devient le véritable point d'équilibre par la convergence des côtés. Point d'équilibre favorisé par le parti pris d'un rapport hauteur/largeur franchement à l'avantage de la hauteur. Acrylique sur feuille marouflée sur bois. 115x54 cm. 2014. Encadré avec une caisse américaine. Oeuvre originale signée.

Deux lectures pour cette peinture. Horizontale ou verticale. La moitié est en tons de gris car en cours de peinture sur la chaîne de montage de couleurs. Quelques visages d'ouvriers coloristes. Les giboulées sont suggérées dans les plans latéraux. Acrylique sur bois. 72x180cm. Oeuvre originale signée.

Personnage féminin réduit aux moteurs physiques de son action. En l'occurrence faire du vélo. Clin d'œil aux futuristes. Acrylique sur bois. 70x100 cm. 2017. Encadrée avec une caisse américaine. Oeuvre originale signée.
Mini-série : Mécanique
Mécanique est une série de peinture contemporaine qui explore l’univers industriel à travers une écriture géométrique précise et narrative. Engrenages, chaînes de montage et balanciers composent un langage visuel structuré où la machine dialogue avec la figure humaine et animale.
Dans Geisha skiant à vélo sous un soleil blasé, La Pendule qui avait commencé sans ses Balanciers ou Giboulées de Graisse sur une Chaîne de Montage de couleurs, la mécanique devient rythme, décor et tension. Formes anguleuses, perspectives fragmentées et aplats colorés créent des compositions dynamiques où l’humain semble pris dans un système plus vaste.
Entre abstraction et figuration stylisée, la série interroge le temps, la répétition et l’absurdité poétique du mouvement mécanique, offrant une lecture contemporaine et symbolique du monde technique.
Mini-Série Onirique Abstrait
Onirique Abstrait est une mini-série de peinture figurative géométrique contemporaine où Dominique Dupray explore la frontière entre abstraction construite et imaginaire. À travers Cabaret féminin, Les cadres communiquants et Mise en abyme, l’artiste développe un univers onirique structuré par des aplats francs, une architecture rigoureuse et une couleur assumée. Chaque composition joue avec le cadre, le regard et la mise en scène, affirmant une écriture plastique personnelle, entre tension géométrique et résonance poétique.
Premiers Aplats
Les Premiers Aplats marquent une étape fondatrice dans le travail de Dominique Dupray. Ils posent les bases d’une peinture figurative géométrique contemporaine où la couleur structure l’espace et où la figure humaine devient signe.
Ces compositions contemporaines s’organisent autour d’aplats francs, de lignes nettes et de formes simplifiées. Silhouettes, visages et symboles émergent d’une construction géométrique rigoureuse. La narration reste suggérée : chaque toile laisse au regardeur la liberté d’interpréter.
La couleur joue un rôle central et affirment une présence immédiate. Les contrastes dynamisent l’image, tandis que la répétition des formes crée un rythme visuel fort.
À travers ces tableaux, Dominique Dupray affirme une identité artistique singulière dans le paysage de la peinture contemporaine. Son travail explore l’équilibre entre abstraction et figuration, structure et émotion, géométrie et humanité.
Ces Premiers Aplats révèlent ainsi les fondements d’un langage plastique personnel, où la simplification des formes intensifie la force expressive.
Série Les Gracieuses
La série des Gracieuses met en scène une figure unique déclinée d’œuvre en œuvre dans des situations dénonçant sa futilité.
Chaque tableau raconte un moment, une situation davantage qu’une posture : à la plage, la nuit, sur scène...
Les gracieuses évoluent dans un univers où le quotidien glisse subtilement vers l’absurde.
Les titres jouent avec les mots, déplacent le sens, installent un second niveau de lecture. Il y a de l’humour, mais aussi une légère étrangeté.
Formellement, la série s’appuie sur une écriture très construite : plans superposés, diagonales affirmées, fragments d’objet, cadrages partiels. La figure se mêle à l’architecture du tableau jusqu’à parfois se confondre avec elle. Les décors deviennent presque mécaniques par la géométrie obstinée où la Gracieuse se retrouve prise dans ces structures parfois mises en tension.
La répétition de la Gracieuse n’est pas une redondance mais un principe. Elle agit comme un motif, presque comme un signe avec ce bras levé, emblème d’une superficialité heureuse, assumée et presque revendiquée. D’un tableau à l’autre ce n’est pas sa personnalité – si on lui en concède une – qui importe, mais sa manière d’habiter chaque situation.
Certaines œuvres tendent vers le récit, d’autres vers l’abstraction.
Les Gracieuses forment ainsi un ensemble cohérent à la frontière du narratif et du formel, où l’humour navigue entre le titre et l’image dans une rigueur plastique en résonnance avec la béate stupeur des héroïnes.

Mini-série Les Amazones
Avec cette mini-série, Dominique Dupray prolonge son exploration de la figure féminine stylisée à travers une nouvelle incarnation : l’Amazone. Plus angulaire, plus architecturée, elle évolue dans un espace fragmenté où lignes, rayures et aplats colorés deviennent de véritables territoires.
Dans Amazone encastrée dans la Nacelle d’un Nuage, la silhouette s’imbrique dans une géométrie mouvante. Le nuage devient structure : abri autant que contrainte. L’Amazone apparaît à la fois captive et pilote, prise dans une tension entre légèreté poétique et construction rigoureuse.
Avec Amazone somnambule errant dans un Rayon de Lune coudé, l’espace se fait nocturne. Le rayon de lune, volontairement anguleux, rompt avec toute douceur romantique. L’errance devient graphique, presque architecturale. La figure avance, suspendue entre rêve et trajectoire mentale.
Dans ces œuvres, Dominique Dupray affirme une écriture plastique fondée sur la verticalité des figures, la tension entre fluidité féminine et cadre géométrique, et une narration suggérée plutôt que décrite.
Basé en Normandie, l’artiste construit un dialogue subtil entre liberté et contrainte, ciel et structure. Ici, le rêve n’est jamais flottant : il est charpenté.

La figure centrale est une femme que j'ai connue et dont le caractère bovin transparaissait sous le vernis de la séduction dès qu'on grattait un peu. Elle descend ici des alpages pour aller à la ville. L'arrière-plan est une toile cirée dont elle aurait pu se servir comme nappe pour inviter. Acrylique sur feuille marouflée sur bois. 60x114 cm. 2014. Encadrée avec une caisse américaine. Oeuvre originale signée.

L'ensemble de la scène est figé comme si les amazones sortaient d'un glacier et étaient en hibernation tels des mammouths. La lune coudée est transparente pas seulement par nécessité descriptive. C'est surtout pour aérer les croisements de droites. Le procédé est un peu le fil rouge de toutes mes compositions en aplats. Acrylique sur feuille marouflée sur bois. 60x120 cm. 2014. Encadré avec une caisse américaine. Oeuvre originale signée.

La figure centrale est une femme que j'ai connue et dont le caractère bovin transparaissait sous le vernis de la séduction dès qu'on grattait un peu. Elle descend ici des alpages pour aller à la ville. L'arrière-plan est une toile cirée dont elle aurait pu se servir comme nappe pour inviter. Acrylique sur feuille marouflée sur bois. 60x114 cm. 2014. Encadrée avec une caisse américaine. Oeuvre originale signée.
Avant la Structure
Avant la série Premiers Aplats, Dominique Dupray développe une peinture instinctive, née du geste et de la matière. À cette époque, il ne part pas de schémas préparatoires : la composition émerge directement du contact avec la peinture, sur la feuille ou la toile.
Ces œuvres se construisent dans l’élan. La couleur est projetée, étirée, superposée. Les formes apparaissent puis se transforment au fil du travail. L’artiste se laisse guider par la réaction des pigments, par les accidents, par la densité ou la transparence des couches.
L’espace n’est pas encore structuré par la géométrie ; il est traversé. Verticalités, tourbillons, éclats chromatiques et tensions sombres traduisent une recherche intérieure plus que formelle. Certaines toiles évoquent des paysages en mutation, d’autres des forces naturelles ou des architectures en devenir.
Cette période marque une phase essentielle : celle de l’exploration libre, impulsive, presque physique. La peinture y est matière vivante, terrain d’expérimentation et d’écoute.
On y perçoit déjà les prémices d’un langage personnel — une attention à la tension, à l’équilibre, à la construction — qui trouvera plus tard une forme plus architecturée dans Premiers Aplats.




















































































